Dans la tradition berbère, le tissage est un rituel qui se transmet de mère en fille. Faits de laine et de soie, les kilims sont tissés à la main par les femmes au cœur du Moyen-Atlas marocain. Le tissage occupe une grande place dans leur quotidien et comprend plusieurs étapes. Au printemps, les femmes lavent la laine puis la font sécher au soleil. La laine peut être travaillée au naturel ou teinte dans des bains de couleurs avec des pigments naturels. Pour former de longues fibres, elles brossent la laine à l'aide de deux peignes. S'ensuit l'étape du filage où elles font rapidement tourner d'une main un fuseau sous lequel elles raccordent avec l'autre main l'ébauche du fil obtenu, grâce à une quenouille, qu'elles roulent entre le pouce et l'index. Après cette étape, la conception du kilim peut commencer. Assise devant son métier à tisser, jour après jour, la tisseuse fait passer les fils de trame entre les nappes de la chaîne durant de longues heures. Telle une véritable artiste, elle suit son inspiration du moment et chacune de ses créations est unique.

 

 

Riche en couleurs et en éléments graphiques, chaque kilim est un objet d'art, reliant le passé et le présent. Fruit de plusieurs semaines de travail, il raconte l'histoire de la femme qui l'a tissé. On y découvre la magie des signes et des symboles du langage berbère. Chacune des tribus berbères a ses propres dessins et motifs, qui varient selon les régions. Ces tissages témoignent de l'histoire d'un peuple qui a su préserver son savoir-faire depuis des milliers d'années.

 

© KNA Paris 

 

Femmes berbères © Youssef Boudlal

Dans la tradition berbère, le tissage est un rituel qui se transmet de mère en fille. Faits de laine et de soie, les kilims sont tissés à la main par les femmes au cœur du Moyen-Atlas marocain. Le tissage occupe une grande place dans leur quotidien et comprend plusieurs étapes. Au printemps, les femmes lavent la laine puis la font sécher au soleil. La laine peut être travaillée au naturel ou teinte dans des bains de couleurs avec des pigments naturels. Pour former de longues fibres, elles brossent la laine à l'aide de deux peignes. S'ensuit l'étape du filage où elles font rapidement tourner d'une main un fuseau sous lequel elles raccordent avec l'autre main l'ébauche du fil obtenu, grâce à une quenouille, qu'elles roulent entre le pouce et l'index. Après cette étape, la conception du kilim peut commencer. Assise devant son métier à tisser, jour après jour, la tisseuse fait passer les fils de trame entre les nappes de la chaîne durant de longues heures. Telle une véritable artiste, elle suit son inspiration du moment et chacune de ses créations est unique.

 

 

Riche en couleurs et en éléments graphiques, chaque kilim est un objet d'art, reliant le passé et le présent. Fruit de plusieurs semaines de travail, il raconte l'histoire de la femme qui l'a tissé. On y découvre la magie des signes et des symboles du langage berbère. Chacune des tribus berbères a ses propres dessins et motifs, qui varient selon les régions. Ces tissages témoignent de l'histoire d'un peuple qui a su préserver son savoir-faire depuis des milliers d'années.

 

© KNA Paris 

 

Femmes berbères © Youssef Boudlal